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05/03/2015

Témoignage : "Prenez garde aux témoins de Jéhovah"

Les témoins de Jéhovah sont-ils vraiment des personnes gentilles, comme ils le laissent paraître ?

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- Par Alexandre Cauchois, auteur de livres "Histoire Insolite et Secrète des Témoins de Jéhovah" et de "Témoins de Jéhovah Paradis pour Pédophiles".

Vous les retrouvez attendant le client devant l'Université ou aux portes des marchés, un présentoir empli de journaux mettant en scène la violence, les guerres, la drogue, bref, tous les sujets angoissants imaginables. Ils sont d'ailleurs, selon les chiffres donnés par les Témoins de Jéhovah eux-même, plus de 165 000 avec ces présentoirs. On les trouve ainsi, devant cet étal stressant, parfois souriants, souvent bien tristes. Ils sont dans tous les cas prêts à vous "donner" un de leurs textes. Mais pourquoi sont-ils là ? D'où vient ce mouvement ? Et comment vit-on chez les témoins de Jéhovah ? Voici quelques-unes des questions que va aborder cet article.


220px-Photodrama_of_creation.jpgLes témoins de Jéhovah naissent aux Etats-Unis, sous la main d'un businessman Américain rodé aux créations d'entreprises, Charles Taze Russell. Il fonde ainsi une société d'édition dédiée aux ouvrages religieux, qu'il rédige lui-même en s'auto-proclamant "Pasteur Russell", en collaboration parfois avec une autre plume. Le succès ne se fait pas attendre, puisque dans les premières années l'un de ses livres se vend en 1 400 000 exemplaires. L'argent coule à flots et s'ensuivent plusieurs procès, l'accusant de détourner de l'argent. En 1911, il est condamné également pour escroquerie, pour la vente d'un blé soit-disant "miraculeux", vendu aux fidèles 60 fois le prix normal du blé. Charles Taze Russell cultive une seconde passion, les femmes, ce qui le mènera à son divorce. L'homme, qui compte parmi ses autres vices le racisme, est pourtant considéré par un nombre de plus en plus important de fidèles comme le canal utilisé par Dieu pour parler aux humains. Ils sont ainsi 13 000 en 1914.

1914 est par ailleurs l'année de la première prophétie pour les témoins de Jéhovah. Dieu doit en effet tuer tous ceux qui ne sont pas membres de leur mouvement cette année-là. Comme la fin du monde n'a pas eu lieu, il est inventé avec le temps d'autres dates : 1918 pour la fin du monde, puis 1925 pour la résurrection de prophètes comme Moïse, Abraham et David, 1975 à nouveau pour la fin du monde... Leur dernière prophétie indique que des personnes nées avant 1914 doivent voir la mort de tous ceux qui ne pratiquaient pas leur culte. Ce besoin morbide de "fin du monde" les classe dans les sectes millénaristes.

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Lorsque le fondateur des témoins de Jéhovah décède, l'un des avocats de l'entreprise, Joseph Franklin Rutherford, fomente un véritable putsch pour prendre la direction. Ce dernier se donne le titre de "Juge" et remplace à la tête de la société plusieurs des membres d'administration. Il invente lui aussi plusieurs prophéties, dont la destruction des religions en 1918 ou l'anarchie mondiale en 1920. Menant des actions musclées contre les autres religions, il purge avec d'autres membres 10 mois de prison en 1918-1919. Vivant dans un luxe démesuré, il est également connu pour ses excès d'alcool.

Sans titre.pngEn 1933, les témoins de Jéhovah américains et allemands font parvenir à Adolf Hitler un courrier que l'historien James Penton qualifie d'ouvertement "antisémite", qui commence par "Très Cher Chancelier du Reich" et indique que leur entreprise partage les idéaux d'Hitler. En effet, la filiale allemande de l'entreprise est la plus prospère et l'Allemagne nazie souhaite les interdire et procéder à la saisie de leurs biens. Ils doivent donc absolument trouver une solution pour poursuivre leurs activités et la main tendue à Adolf Hitler est la stratégie mise en place. Le leader allemand les fait tout de même interdire pendant la seconde guerre mondiale.

Les témoins de Jéhovah, secte dangereuse

C'est à Joseph Franklin Rutherford que l'on doit les premières réelles dangerosités du mouvement. Enattestsang.jpg effet, ce dernier interdit les vaccinations et supprime toutes les fêtes, afin de couper les fidèles des membres de leurs familles : Noël, les anniversaires, la fête des mères, sont depuis totalement proscrits. Et quiconque ne suit pas fidèlement ces consignes risque l'exclusion de la secte et la peine de mort, infligée par Dieu lui-même ! En 1945, un autre Président de l'entreprise, Nathan Knorr, va jusqu'à interdire la transfusion de sang. Cette interdiction de soin est également toujours en vigueur aujourd'hui. Et les témoins de Jéhovah qui meurent parce qu'ils ont refusé une transfusion sont présentés en exemples, à la manière de kamikazes au nom de Dieu.

Retrouvez l'histoire complète du mouvement, dans le livre Histoire Insolite et Secrète des Témoins de Jéhovah (disponible ici).


Témoignage : 25 ans chez les témoins de Jéhovah

jéhovah,témoins de jéhovah,témoignageJe suis né en 1975. Mes parents ont commencé à fréquenter des témoins de Jéhovah cette année-là. En 1976, ils le devinrent à part entière et le sont toujours aujourd'hui. Ma soeur, née en 1974, et moi avons donc été éduqués selon les "valeurs" du mouvement : aucune fête, aucun anniversaire, aucun ami en dehors de la secte, interdiction de regarder les Schtroumpf ou d'écouter Michaël Jackson, les Rolling Stones, les Beatles ou du RAP, interdiction d'avoir un béguin... La jupe devait obligatoirement descendre en-dessous du genou, la casquette être portée à l'endroit, le jean ne pouvait pas avoir le moindre trou, tout était soumis à des interdictions, des Pokémons à la consommation de saucisses à la cantine, en passant par le vote des délégués de classe ou les posters de stars de la chanson ou du sport... Tout cela était strictement interdit, sous peine d'être tué par Dieu. Ces règles, rédigées par une douzaine de gourous au niveau mondial, s'ajoutaient à d'autres nationales et encore à des interdictions et obligations locales. Elles étaient strictes et les contraintes énormes pour les épaulesimages (23).jpg d'un enfant. Cela a amené à de nombreuses dérives. Par contre, nous allions 3 fois par semaine dans la salle de culte, écoutant pendant 5 heures hebdomadaires des sermonts obligatoires et assistions chaque année à la seule fête autorisée, l'anniversaire de la mort de Jésus. Deux heures de discours sans rire, sans joie, pour "méditer" sur la mort du Christ, où du pain et du vin passaient de main en main, sans que personne n'ait le droit d'en consommer. Lugubre.

Le week-end, c'était le porte-à-porte, pour faire de nouveaux adeptes, dès mes premiers mois d'existence, avec mon père ou ma mère. Je me souviens encore de la première fois où j'ai du parler à un inconnu. J'avais 6 ans et j'étais avec mon père. Il m'a poussé vers la porte, un journal jéhoviste à la main. La porte s'est ouverte et j'ai bégayé un texte appris par coeur à un homme, qui a hurlé à mon père que c'était honteux d'utiliser ainsi des enfants pour faire du prosélytisme. Moi, je ne comprenais pas ce qui se passait et j'ai gardé en moi ce souvenir impérissable. Un article d'une des publications étudiées dans la secte avait expliqué que l'on pouvait frapper ses pieds au sol lorsque l'on avait fini le porte-à-porte. 250px-Miami-Children.JPGC'était une façon de dire que nous avions fait notre travail, c'est-à-dire chercher de nouveaux adeptes, et que les personnes qui n'avaient pas accepté de devenir jéhovistes, on s'en moquait. On "secouait la poussière", signifiant que Dieu pouvait les détruire, ça ne nous regardait pas : on avait fait notre job. Pire, on s'en réjouissait. Quelqu'un qui nous envoyait balader ? "C'est pas grave, il va mourir." Cet état d'esprit, cette haine de tous les humains ormis les membres de la secte, je l'ai développée comme tous.

A l'âge de 10 ans, j'ai pris la parole en public. Comme partout à travers le monde les témoins de Jéhovah sont en effet formés semaine après semaine pour parler publiquement, en vue de faire de nouveaux adeptes. A 10 ans donc, je me retrouvaisimages (26).jpg sur une estrade, face à une cinquantaine de personnes, la Bible jéhoviste ouverte et le texte écrit par mon père devant moi. Cet exercice devint coutumier pour moi, puisqu'au-moins une fois par mois pendant 15 ans je montais ainsi sur une estrade, faisant face à plusieurs dizaines de personnes, récitant par coeur des textes écrits dans les livres de la société.

Vers 10 ans toujours, j'ai reçu mon premier cours de sexualité avec mon père. En fait, armé d'un livre imprimé par la société, mon père m'a juste indiqué que "le sexe avant le mariage est interdit." Et il m'a lu un texte expliquant que le fait de se masturber est également interdit. Pire, la masturbation rend homosexuel. Et l'homosexualité est passible de la peine de mort. A ma question "c'est quoi la masturbation ?", il a juste répondu "c'est le fait de se toucher le sexe". Et il m'a laissé seul en me demandant de prier Dieu. Quand on a 9 ou 10 ans, on ne sait pas forcément ce que signifient ses propos, ce qu'est "se toucher le sexe". Et si je devais prier Dieu, c'est que certainement j'avais du faire quelque chose de mal. Mais quoi ? La sexualité étant un véritable tabou chez les témoins de Jéhovah, je n'en ai rien appris de plus avec mes parents.

téléchargement (21).jpgEn grandissant, je devins comme mes parents un adepte farouche, convaincu que tout le monde allait bientôt mourir, sauf moi et mes "amis" jéhovistes. Nous, nous vivrions éternellement sur la terre transformée en paradis ! Je revois d'ailleurs encore ma mère, enfant, me dire "ne t'en fais pas, Jéhovah aura intervenu avant que tu n'aies l'âge d'aller au collège". Plus tard, cela se transforma en "ne t'en fais pas, la fin du monde aura eu lieu avant que tu n'aies le service militaire"... Avec cette conception des choses, inutile de se faire un avenir : de toute façon, Dieu allait tout détruire demain. J'ai ainsi connu de nombreux jeunes adultes, que nous invitions à la maison, qui nous expliquaient qu'ils ne voulaient pas de conjoint ou d'enfant, car leur priorité était la prédication. "On aura le temps après Harmaguédon (la fin du monde), me disaient-ils, récitant ainsi ce que disait l'organe officiel de la secte, La Tour de Garde. Aujourd'hui encore certains d'entre eux sont seuls, attendant inlassablement un évènement qui ne viendra pas.

Vers 17, 18 ans, j'ai été baptisé dans la secte. A compter de ce jour, ma mère ne pouvait plus "enseigner publiquement" devant moi ni faire une prière en ma présence. Sinon elle devait se couvrir la tête. J'étais devenu un "frère" et les femmes étant inférieures aux hommes ces tâches étaient maintenant mon rôle.

La vie chez les témoins de Jéhovah n'est pas de tout repos ni équilibrée, comme vous le voyez. Mais cela ne s'arrête pas là, malheureusement.

Battre ses enfants est essentiel. L'un des cantiques chanté par toute la famille lors des réunions jéhovistes parle des enfants et les définit comme "un bel héritage". Il poursuit en disant, mot pour mot :Sans titre.png "Dieu qui fait ces dons [les enfants] dit 'use du bâton'." Les journaux du mouvements faisaient également l'apologie de la fessée et des coups, comme les illustrations qui en sont issues le démontrent. Mes premiers coups de "bâton" furent très jeune. Je me souviens encore du martinet qui trônait dans le séjour, mes parents clamant en nous fouettant "c'est pour ton bien". J'étais enfant lorsque mon père fit d'ailleurs une tournée à travers les diverses congrégations de la région pour parler pendant 45 minutes du thème "Comment éduquer d'une bonne manière ses enfants". Semaine après semaine, je l'entendais ainsi, du haut de l'estrade et à un public d'une centaine de personnes souvent, expliquer livre en main qu'il faut frapper ses enfants. "C'est un commandement de Dieu", disait-il. 150px-TG_1963.jpgAprès le martinet, il utilisa un bâton puis sa ceinture en cuir. côté boucle le plus souvent. Pour tout et n'importe quoi. Par exemple, j'avais l'obligation chaque semaine de lire les livres de la société. Un jour, je m'étais enfermé dans ma chambre, soit-disant pour lire comme j'y étais contraint le journal officiel de la secte, La Tour de Garde. Ma mère est entrée brusquement, alors que j'étais parti dans la lecture d'une bande-dessinée Lucky Luke. Elle m'arracha du lit, me mit deux claques fortes sur le visage, me fit descendre les escaliers en me tirant par le bras, me présenta à mon père qui lui était dans sa lecture de livres "religieux". Je le vis enlever sa ceinture en cuir et reçus ce jour-là de multiples coups. Des anecdotes telle celle-ci, j'en ai malheureusement de nombreuses à évoquer. Tel est le quotidien d'un enfant de témoins de Jéhovah éduqué correctement selon les principes de la secte.

Vers mes 10 ans, je fus également opéré d'un pied à Dieppe. Une opération bénigne, qui ne nécessitait que quelques jours d'hospitalisation. Arrivé à l'hôpital, je vis arriver deux gouroux locaux, qui se font appeler les "anciens". Avec mon père, ils me contraignirent à signer, allongé dans mon lit, un document attestant que je refusais la transfusion de sang. Aux ordres de mon père, j'étais prêt à mourir plutôt que d'accepter une simple transfusion. A cette époque, mon père était membre du prestigieux "Comité de Liaison smiley-default-img.jpgHospitalier", organe d'"anciens" qui allait ainsi faire signer à tous ceux qui subissaient une opération un tel document. Il était en effet connu à travers la région comme un fidèle jéhoviste et servait d'exemple à bien des adeptes. Concernant le refus du sang, j'avais perpétuellement sur moi, comme tous les adeptes quel que soit leur âge, une carte éditée par la société indiquant que je refusais totalement la transfusion.

Avec ma femme, nous avons quitté la secte en 2001. Cette année-là, un jeune adepte de 21 ans, Rémi, devait avoir une transfusion de sang pour survivre. A son chevet, son père, un non-témoin de Jéhovah, l'avait incité à accepter la transfusion. Rémi a porté plainte contre son père car son dernier ne souhaitait pas respecter son choix. Ce fut sa dernière action, puisqu'il mourrut en quelques heures. Quant il m'en parla, mon père exultait devant la "bravoure" du jeune homme. "Il a été courageux", disait-il... "J'aimerai avoir autant de courage que lui."

En 2001, j'ai reçu rapidement après le départ de la secte un appel de ma soeur. Au téléphone, elle m'indiqua que nous nous reverrions pas, tant que je ne serais pas redevenu témoin de Jéhovah. Depuis 14 ans donc, je suis "mort" pour elle, comme elle le dit elle-même. Elle fut toute mon enfance ma meilleure amie.

La dernière fois que j'ai croisé mon père, qui sert toujours de modèle dans sa congrégation de Bolbec, c'était il y a 5 ans, sur le parking du CHU de Rouen. En me voyant, ce dernier a foncé vers moi et m'a menacé. Le connaissant, je l'ai repoussé avant qu'il n'ait eu le temps de me donner un 'coup de boule'. Ancien karatéka, il a pris tout son élan et m'a frappé violemment. Je m'en suis sorti avec des hématomes aux jambes et aux bras. Convoqué par la gendarmerie, il a reconnu les faits. Le Juge, lui, a estimé que cela ne méritait pas un jugement... Je sais toutefois que cet homme, reconnu par tous les jéhovistes comme un exemple à suivre, recommencera dès que possible. Même si j'ai quarante ans.

Ma femme a également sa mère, son frère et sa soeur dans la secte. Ces derniers l'ont également rejetée. Sa mère lui a expliqué qu'elle ne souhaitait plus avoir le moindre contact avec elle, parce qu'elle n'est plus témoin de Jéhovah. Ce processus est obligé par la secte à tous ses adeptes. Et ils obéissent, par peur de représailles.

Vous le voyez, les dangers de cette secte sont multiples. Je souhaite que ce témoignage serve à tous pour vous préserver de ce mouvement, qui se fait passer pour une religion. Chez les témoins de Jéhovah, j'ai aussi cotoyé des escrocs, des pervers, des drogués, des alcooliques, des pédophiles... Tous ne le sont pas et dans les faits une majorité d'entre eux ignorent les faits rapportés ici. Mais sous des couverts de "religion" aux membres honnètes, bien sur eux, se cache une réalité que je ne souhaite à personne.

images (25).jpgEn 2012, la société des témoins de Jéhovah a été condamnée par la Justice américaine à verser 28 millions de dollars pour avoir caché des actes pédophiles sur plusieurs enfants, dont Candace Conti (photo - voir détails de l'affaire ici). Une bouchée de pain pour cette entreprise multimilliardaire, qui se place parmi les plus gros chiffres d'affaires de New York et qui a des parts dans de multiples entreprises. Savez-vous par exemple qu'elle a possédé des parts dans le capital d'une entreprise américaine qui construit des moteurs pour les avions de guerre ?

En savoir plus :

J'ai écrit 2 livres, Histoire Insolite Et Secrète des Témoins de Jéhovah (BoD, 2015 et 2017) et Témoins de Jéhovah, Paradis pour Pédophiles (BoD, 2017). Je suis par ailleurs Président de l'AIRS - Association d'Information sur le Risque Sectaire.

 

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Musées gratuits au Havre samedi 7 mars 2015

Samedi 7 mars, comme tous les premiers samedis du mois, les musées havrais sont gratuits.

418440353.jpgA découvrir donc :

- Le musée André Malraux - 2 boulevard Clémenceau

 - Le muséum d'Histoire Naturelle - place du Vieux marché

- La maison de l'Armateur - quai de l'Ile

- Le prieuré de Graville - rue du Prieuré

- L'Espace André Graillot - chaussée Kennedy

- L'appartement témoin - 1 place de l'Hôtel de Ville

- L'Hôtel Dubocage (ancien Musée de l'Ancien Havre) - 1 rue Jérôme Bellarmato


Afficher Les musées du Havre sur une carte plus grande

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25/02/2015

Le Phare : Programme de mars 2015

JeVisAuHavre.fr vous propose le programme du Centre national chorégraphique du Havre, pour le mois de mars 2015.

logo le phare.pngRetrouvez les éléments ici (en format PDF).

Le Phare, 30 rue des Briquetiers, Le Havre. Téléphone : 02 35 26 23 00.

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14/02/2015

Exposition Le Havre et la Normandie : entre tourisme et commerce

La bibliothèque Armand Salacrou du Havre propose une découverte temporaire gratuite de livres d'autrefois sur la Normandie et Le Havre.

4172435703.jpgDes livres de diverses époques, véritables témoignages sur Le Havre et son activité commerciale, ont été déposés à la bibliothèque municipale Armand Salacrou par la CCI.

Les plus originaux et précieux d’entre eux se dévoilent et se laissent manipuler : manuscrits du XVIIIe siècle constituant les Tables des Orfèvres du Havre, La Normandie illustrée de F. Benoist, et Le Hâvre d’Autrefois datant de 1883…

Mardi 17 février 2015, à 18h00, à la bibliothèque Armand Salacrou du Havre. Gratuit, sur inscription.

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09/02/2015

Autoroute Rouen - Le Havre par Yvetot : c'est à partir d'aujourd'hui

a150.jpgEnfin ! Le tronçon d'autoroute A150 entre Yvetot et Barentin est ouvert à compter du 9 février.

Les premiers véhicules pourront arpenter les 18 kilomètres supplémentaires de bitume à partir de 14h00. Grâce à cet aménagement, le trajet Rouen - Le Havre se trouve ainsi réduit de près de 25 minutes. Le prix du péage est quant à lui de 3,10€, joignant Yvetot à Barentin.

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08/02/2015

ExxonMobil annonce des "épisodes de torche et de bruit" pour le 11 février 2015

Plusieurs unités de la raffinerie d’Esso Raffinage de la Plateforme de Notre Dame de Gravenchon seront successivement mises à l'arrêt à compter du 11 février.

images?q=tbn:ANd9GcR3z3PhpGV4ksMp4fUERVdQlhPaCutTNfKwyh566pIUuVQkgepHQOq4arWDLe Groupe annonce que "Les opérations ont été préparées de manière à limiter les nuisances de toutes natures. Néanmoins, des épisodes de torche et de bruit pourront être perçus par intermittence" sur l'agglomération du Havre.

"Les arrêts techniques programmés permettent de réaliser des travaux d'inspection et d’entretien sur des équipements normalement en service, ou de les remplacer par des matériels de dernière génération. Ce chantier permettra de renforcer encore la sécurité et de mettre en place de nouveaux projets visant à améliorer l'efficacité énergétique et la compétitivité du site. Durant cet arrêt, environ 1500 intervenants extérieurs seront présents chaque jour.

La direction du Raffinage et ses employés s'engagent à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour que ces arrêts se déroulent en sécurité et en minimisant les nuisances. Elle tient toutefois à s'excuser par avance pour les inconvénients pouvant être causés aux communautés avoisinantes et leurs habitants."

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31/01/2015

Une oeuvre sort de sa réserve vendredi 13 février 2015

3706457823.jpgLe Musée d'art moderne havrais sort de sa réserve une toile majeure de sa collection.

Pour mieux comprendre les clés d’une œuvre, son histoire et celle de l’artiste, rien de tel que ce moment exceptionnel de proximité et d’échanges en présence d’une conférencière.

A retrouver vendredi 13 février à 15h00, à la médiathèque de Caucriauville.

Prochaine édition vendredi 13 mars à 15h00, à la médiathèque Léopold Sédar Senghor.

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28/01/2015

HAROPA fait salon à Paris du 3 au 5 février 2015

HAROPA participera au salon Euromaritime qui se tient du 3 au 5 février 2015 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. 

La deuxième édition de ce rendez-vous européen de l’économie de la mer est placée sous le signe des ports, des énergies marines renouvelables et de l’industrie offshore. Elle rassemble plus de 300 exposants représentants des grands groupes industriels européens et des métiers qui structurent le monde maritime.

HAROPA partage ainsi son espace d’accueil :

  • Espace HAROPA « Systèmes d’information portuaires » : HAROPA-Port du Havre et SOGET présenteront les solutions Cargo Community System ; zoom sur le guichet unique portuaire et ses évolutions mises en place en 2015 avec les acteurs des communautés portuaires de l’axe Seine.
  • Espace HAROPA « Construction et réparation navale » : HAROPA-Port de Rouen présentera les offres de services HAROPA aux côtés de Dieppe Navals.
  • Espace HAROPA « Ports Partenaires » : partenaire de 9 ports normands et franciliens, HAROPA présentera son hub à «guichet unique» aux côtés des ports de Dieppe, Fécamp, Gron et Nogent-sur-Seine. 

Cette édition 2015 est également l’occasion, pour les trois ports de l’axe Seine que sont Le Havre, Rouen et Paris réunis dans HAROPA, de participer au lancement d'EuroWaterWays, 1er salon européen de l’économie fluviale.

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27/01/2015

Cinéma gratuit pour les plus jeunes en février 2015 au Havre

703833131.2.jpgLes bibliothèques du Havre offrent des séances de cinéma pour le jeune public.

Le programme détaillé est disponible auprès des bibliothèque.

Agenda des projections de février 2015 :

 - Samedi 7 février, à 16h00, médiathèque Léopold Sédar Senghor / dès 5 ans

 - Mercredi 11 février, à 15h00, médiathèque de Caucriauville / dès 5 ans

 - Samedi 14 février, à 10h30, médiathèque Léopold Sédar Senghor / dès 4 ans

 - Mercredi 18 février, à 10h30, bibliothèque Armand Salacrou / dès 4 ans

 - Samedi 28 février, à 10h30, médiathèque de Caucriauville / dès 4 ans

 - Samedi 28 février, à 15h00, médiathèque Martin Luther King / dès 5 ans

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20/01/2015

Harfleur : la Fête de la Scie 2015 est annulée

Programmé pour les 4 et 5 avril prochains, l'incontournable festival "Fête de la Scie" est annulé.

DSC04559.JPGLe maire d'Harfleur, François Guégan, a indiqué que pour des raisons budgétaires Harfleur devrait se passer de son festival gratuit. Ce sont en effet 400 000 euros qui manquent dans les caisses de la Ville. Et la fête médiévale, pourtant particulièrement attendue par de nombreux Havrais et surtout par les commerçants d'Harfleur, est un dossier trop coûteux pour la commune.

2015 devait être la 29ème Fête de la Scie.

Photo : JeVisAuHavre.fr - Fête de la Scie 2014.

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19/01/2015

Lettres de reproches à un objet, samedi 24 janvier 2015

Jérôme Boyer, comédien Havrais, fait une lecture de textes très originaux au Havre samedi.

Jérôme-Boyer.jpgSi vous êtes dérouté par les "ennemis inanimés", ces objets de la vie de tous les jours comme les chaussures, les épingles, les clefs, mais qui ont tendance à l'occasion de vous énerver, vous êtes invité à venir écouter Jérôme Boyer lire des lettres écrites par des Havrais de tous âges.

Rendez-vous donc dans le Forum de l'Hôtel de Ville du Havre, à 18h00, samedi 24 janvier.

Entrée libre et gratuite.

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14/01/2015

Musique et littérature invités du Musée Malraux aujourd'hui

Musique classique et poésie sont invitées au Muma ce midi.

3706457823.jpgLa poésie fut dès l’origine associée à la lyre ; d’abord accompagnée, elle s’émancipa peu à peu de la musique à mesure qu’elle passait de l’oralité à l’écrit. Le lied, qui ne se confond pas avec la chanson dont l’esthétique populaire a ses règles propres, est une retrouvaille a posteriori entre les deux.

Des musiciens s’inspirèrent des poètes mais la prosodie du vers, lorsqu’elle se pliait à la mesure et à l’accord, perdait souvent en naturel et en intelligibilité et parfois même en émotion. C’est peut-être le cinéma ou la radio qui, superposant la musique à la voix par montage, réussirent les plus bouleversantes rencontres entre les deux.

Ce projet se veut une expérience vivante qui rapproche de manière improbable ou anachronique des notes et des mots, associations dont le récitant et les deux musiciens ont aimé les échos, par alternance ou superposition. Ce choix très éclectique de textes et de compositions s’est néanmoins construit naturellement autour d’un parcours que jalonnent les plus universelles expériences humaines, de la naissance à la mort.

Musique de Ravel, Faivre, Bach, Glière / Poèmes de Bertrand, Baudelaire, Verlaine, Laforgue, Michaux / Avec Hélène Bordeaux au violon, Florent Audibert au violoncelle et Erick Denis, récitant / En partenariat avec l’Opéra de Rouen Haute-Normandie

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.

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Le Havre est Charlie... encore quelques heures

06h30 ce mercredi 14 janvier 2015, Le Havre. Où est Charlie ?

image charlie.jpg

Malgré les rafles de vent, une quinzaine de personnes attend déjà devant le kiosque à journaux qui doit ouvrir d'une seconde à l'autre. Des hommes, des femmes, souvent âgés, qui n'ont qu'une envie : acheter pour la première fois de leur vie le si fameux Charlie Hebdo.

"Je veux voir ce qu'ils disent, lance l'une des personnes, une Havraise retraitée.

 - Vous avez déjà acheté Charlie Hebdo ?

 - Non, mais ils ont raison de dénoncer l'islam et je les soutiens."

Là je suis interloqué. Je lui demande : "Vous n'êtes pas croyante ?

 - Si. Je suis catholique pratiquante.

 - Et vous allez acheter Charlie Hebdo pourquoi ?

 - Je pense qu'ils vont parler de l'attentat et des musulmans."

L
a porte du marchand de journaux s'ouvre. En quelques secondes tous les numéros sont vendus. La porte, quant à elle, laisse passer un flot continu d'individus que la libraire n'a, indique-t-elle, "jamais vu avant"...

Le Havre est donc Charlie, peut-être davantage encore ce matin. Seulement voilà, lorsque les gens vont découvrir ce qu'est vraiment ce journal, composé de colères contre tous ceux qui gouvernent, d'injures sur les Dieux quels qu'ils soient et de blasphèmes, qui conchie les intégristes de toutes les chapelles et de toutes les provenances sur l'échiquier politique, que va-t-il rester ?

Après tout, Charlie l'a toujours clamé et il le revendique, ce n'est ni plus ni moins qu'un simple "journal irresponsable". Le réveil va être dur.

Image : dessin extrait de "Charlie blasphème", Luz.

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13/01/2015

Festival Le Goût des Autres les 22, 23, 25 janvier 2015 au Havre : le programme

gout des autres.pngLe Festival des Littératures revient au Magic Mirrors pour 3 jours.

Le Goût des Autres est un festival gratuit et à la programmation conçue pour toute la famille, qui place ainsi le livre à sa place : au cœur de nos vies. Nous vous proposons de télécharger ici le programme allégé, en version PDF : programme_gout_des_autres_interactif.

Hasard du calendrier, le Directeur de publication de Charlie Hebdo et caricaturiste, Charb, devait être présent pour évoquer "La caricature pour dire le monde".

Retrouvez également ci-dessous le programme en vidéo :

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12/01/2015

Atelier de dessin "Croquons les légumes" samedi 17 janvier 2014 au Havre

1795680_583444708404420_1827575050_n.jpgVous aimez le dessin ? Découvrez l'atelier "Croquons les légumes".

Sabrina vous propose d'apprendre les rudiments du dessin en toute simplicité, dans un moment d'échange et de partage, en famille et entre amis.

Rendez-vous samedi 17 janvier dans le restaurant Local Food, 29 quai Georges V au Havre, dès 14h30.

Atelier de découverte gratuit. Matériel à apporter : bloc de dessin et crayons.

Écrit par Alexandre Cauchois | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |