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05/04/2020

L'homéopathie pour soigner du covid-19 ? Surtout pas !

Ce dimanche, Paris Normandie a donné la parole à un homéopathe, en pleine pandémie de covid-19. Un choix pour le moins discutable.

téléchargement (14).jpgC'est un choix plus que discutable. Rappelons que le laboratoire Boiron, leader de l'homéopathie, a indiqué au sujet de ses produits ce qui suit : « Nous ne les recommandons pas pour le traitement ou la prévention des symptômes du coronavirus ». A France Info, Sur l'Oscillococcinum en particulier, Boiron affirme par ailleurs "qu'on ne peut en cautionner l'usage pour le traitement des infections respiratoires liées au coronavirus".

Qu'est-ce que l'homéopathie ?

Il s'agit d'une pseudo-médecine, basée sur l'idée que "le semblable guérit le semblable", que l'on retrouve dans son nom, du grec «homoion» (semblable) et «pathos» (maladie). Il s'agit donc de prélever un élément généralement malade d'un organisme et de le diluer à l'infini pour n'en retenir qu'une goutte, que l'on mélange à du sucre.

La dilution est simple. Une goutte d'un foi de canard est par exemple mise dans un litre d'eau. Après mélange, l'eau est jetée. Un litre d'eau est alors mise dans le récipient, on mélange à nouveau et on jette l'eau. Le même processus est réalisé plusieurs dizaines de fois (voir centaines de fois, un produit ainsi vendu est dilué 1000 fois). Pour finir, on remplit à nouveau le contenant et on mélange encore, afin de ne conserver qu'une goutte ultime d'eau, que l'on place dans du sucre et que l'on met dans une gélule. Le créateur de cette croyance disait ce qui suit : «Si l’on fait tomber une goutte de médicament dans un grand lac, le mélange n’en fera pas un médicament, car la force serait absorbée. Mais en secouant fortement le liquide et en frottant la poudre en petites doses, ses vertus sont intensifiées».

L'idée unique sur laquelle est basée l'homéopathie est que l'eau conserve la mémoire du principe actif par lequel est passé le contenant. La notion même que "la dilution dynamiserait le médicament tout en lui conférant un pouvoir spirituel repose sur des conceptions magiques." (C'est le concepteur de l'homéopathie qui le dit.)

Il ne s'agit en fait que de cela : de la magie et de l'occultisme. Ce n'est pas pour rien si le laboratoire Weleda, qui produit des "cosmétiques naturels", basés sur l'homéopathie, suit les doctrines propres à l'anthroposophie, une secte multimilliardaire (à qui l'on doit également les théories fumeuses sur les dangers des vaccins ou le fait qu'il faut planter des cornes de vaches emplies d’excréments pour faire pousser de la vigne "biodynamique". Les cornes de vaches étant des "antennes" qui reçoivent "les forces cosmiques").

Arnaque et sectarisme : est-ce un bon choix ?

Je vous renvoie vers la vidéo de Jérémy Ferrari, qui explique par le rire mais de manière factuelle ce qu'est l'homéopathie :

Alexandre Cauchois.

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02/04/2020

Euthanasie rendue légale en EHPAD : c'est acté !

Le 29 mars 2020, un décret est paru au Journal Officiel qui permet aux médecins d'euthanasier des patients ne pouvant être reçus en réanimation, sur une simple ordonnance.

112602_IMG_62308_HR.jpgTout EHPAD peut maintenant injecter le Rivotril (clonazépam) à une personne atteinte du covid-19. Le décret indique que : "Lorsqu’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes dispose d’une pharmacie à usage intérieur, celle-ci peut se procurer la spécialité auprès de l’établissement pharmaceutique qui en assure l’exploitation ou auprès d’une pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé. Par dérogation à l’article L. 5121-12-1 du code de la santé publique, la spécialité pharmaceutique Rivotril® sous forme injectable peut faire l’objet d’une dispensation, jusqu’au 15 avril 2020, par les pharmacies d’officine en vue de la prise en charge des patients atteints ou susceptibles d’être atteints par le virus SARS-CoV-2 dont l’état clinique le justifie sur présentation d’une ordonnance médicale portant la mention “Prescription Hors AMM dans le cadre du covid-19”."

Le Dr Eric Simoni dénonce les termes de ce décret : "Les soins palliatifs ont pour mission d’améliorer la qualité de vie des patients atteints d’une maladie évolutive grave ou mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée et terminale. Ils n’ont pas vocation à accélérer un tri barbare et arbitraire de patients par des médecins à qui on aurait refusé en amont les moyens du diagnostic et du traitement."

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