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19/04/2015

Fusion des régions : Le ton monte entre Caen et Rouen

19/04/2015 - Source : Les Echos - Réunification de la Normandie


Les relations entre la Haute et la Basse Normandie, jamais vraiment chaleureuses, deviennent glaciales.

le havre, rouen, caen, politique, préfecture, normandie, réunification, régionsUne première fuite annonçant Rouen comme siège du conseil régional, et donc future capitale politique de la Normandie réunifiée, a mis la Basse-Normandie en émoi la semaine passée. Dans ce schéma, Caen n’était que capitale administrative ou chef-lieu, un statut qu’elle refuse. Beaucoup y voient l’influence de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et élu de la banlieue de Rouen.

"C’est le conseil régional qui sera le véritable centre de décision, pas la préfecture de région. Nous ne tomberons pas dans le piège doré que Laurent Fabius nous tend", a averti Philippe Gosselin, député UMP de la Manche, un des trois départements bas-normands, et qui plaide pour Caen. Depuis quelques mois déjà, les deux villes sont en compétition et se battent pour influencer la future répartition des rôles, dans un dossier, faut-il le rappeler, supervisé par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, ancien élu bas-normand.

Les présidents des deux conseils régionaux actuels, fabiusiens tous les deux, s’emploient à calmer le jeu. "Il nous appartient de construire un modèle équilibré qui serve la proximité, qui soit efficace, et de ne pas opposer Caen à Rouen, Rouen au Havre, le rural à l’urbain, la Haute à la Basse-Normandie", ont tenu à préciser Laurent Beauvais, pour la Basse-Normandie, et Nicolas Mayer-Rossignol, pour la Haute-Normandie.

L’opposition critique

L’opposition n’a pas tardé à critiquer la manière. "C’est confus, sachant que ce n’est ni confirmé, ni infirmé. Restons ­prudents, tempère Edouard Philippe, maire UMP du Havre. Ayons une logique de complémentarité. Ne donnons pas le sentiment que la réunification enlève quelque chose."

Le candidat déclaré de l’UDI aux élections régionales, le député de l’Eure (Haute-Normandie), Hervé Morin, enfonce le clou. "On ne peut pas construire la Normandie sur un malentendu. Une des deux régions ne peut pas être le grand perdant. La modernité, c’est le réseau et non la centralisation", lance l’ancien ministre de la Défense. Et de plaider pour la capitale politique à Caen, administrative à Rouen et économique au Havre.

Cet été, le gouvernement devra trancher et choisir un chef-lieu provisoire. Le définitif ne sera arrêté qu’en juillet 2016. Ça laisse encore du temps aux disputes.

Retrouvez l'article original sur Les Echos.

 

Écrit par Alexandre Cauchois | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

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